Biographie

Née en 1956, d’origine belge Michèle KLEIJNEN commence à peindre en autodidacte dès l’adolescence. Après un séjour d’un an au Maroc, elle  passe trois ans de 1970 à 1973 sur un voilier  où elle peint déjà avec les moyens du bord…… ensuite, en 1974, séjourne à Toronto, au Canada. A partir de 1976, vit 7 ans aux Antilles où elle expose pour la première fois ses œuvres. En 1983, elle s’installe en France, pour finalement se fixer sur la côte d’Azur.

Son travail s’affine dans un style coloriste et elle évolue selon son inspiration. Michèle KLEIJNEN expose régulièrement tant en France qu’à l’étranger, seule ou en groupe.

 

Oeuvre

Extrait d’une lettre écrite le 6 avril 2021 à Michèle Kleijnen par Giulio Montenero; Agrégé de philosophie, Directeur du Musée Rivoltella à Trieste de 1961 à 1989, a collaboré avec Carlo Scrapa sur le projet de la Nouvelle Galerie d’Art Moderne de 1963 à 1967. Critique d’Art et de Théâtre au « Journal de Vicienza », critique d’Art au journal « il Picollo » et à la RAI pour les régions Frioul / Vénétie et Giulia.

 

.... " Bien qu’ayant suivi ton travail depuis toujours, c’est avec un grand plaisir que je constate à quelle maturité tu es arrivée dans ton travail. Tu es vraiment une excellente coloriste. Tu détiens une palette de couleurs vives et adaptées dans un accord harmonieux qui est ta particularité reconnaissable et qui n’appartient qu’à toi-même. Et la couleur n’est que l’avant-propos de ton univers formel.

En fait, la qualité majeure de ton travail vient de l’originalité de la syntaxe linguistique de tes mises en scène, créations sémantiques de haute valeur. Le matériel iconique vient des arts ornementaux des peuples primitifs et lointains, tu sélectionnes ces systèmes totémiques, tu les affines, tu les simplifies jusqu’à obtenir des signaux élémentaires et reproductibles qui correspondent aux outils appartenant à notre quotidien. Ensuite tu les transfigures pour pouvoir les employer comme mots d’un discours qui appartient à l’avant-garde occidentale la plus avancée dans les mises en scène.

Cette redécouverte du magique du quotidien exalte la valeur symbolique des outils-créations : libre ballet de poissons, fugue de la banalité sur le vélo coloré, échelles vers le ciel entre les arbres…

C’est un enchantement qui nous ramène aux conditions de notre enfance où nous détenions le don de traiter les objets du quotidien comme des amis, ce que l’on appelle animisme (l’exacte contraire du silence muet qui nous opprime actuellement avec sa panoplie d’instruments consuméristes) et en même temps, où on mêlait la perception de la réalité avec les rêves fantastiques, c’est-à-dire le surréalisme.

 

Ton art est en équilibre entre l’animisme et le surréalisme.

 

Il suffit certainement de feuilleter l’album de tes installations pour avoir un médicament qui guérit les angoisses et les peurs de la commercialisation habituelle des relations. A la page 50 de ton catalogue, à l’Arboretum de Roure, une petite foule étonnée et stupéfaite, entourée par de gigantesques crayons, promesse de futures créations provenant de ton génie inépuisable.

 

Je n’en fini plus de parler de tes installations, mais il me faut conclure.

 

Puis-je me permettre de te suggérer d’obtenir de tes installations un documentaire filmé qui pourrait être accompagné par des musiques exécutées par ton fils pianiste Benjamin et je te proposerais les suivantes :

-Paul Dukas, Der Zauberlehrling

-Camille Saint-Saëns, Le Carnaval des Animaux

-Igor Stravinsky, L’Oiseau de Feu

-Franz Liszt, Légendes (St. François, la prédication aux oiseaux)

 

Merci encore, je te renouvelle mes vœux et vous embrasse,

 

Giulio / Trieste, 6 avril 2021 "

 

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« Coloriste née, Michèle KLEIJNEN nous charme immédiatement avec ses tableaux lumineux dans une succession chromatique géométriquement agencée. Sa palette est riche, mais cette délectation du plaisir esthétique ne serait qu’un aimable concept de beauté aux fonctions décoratives s’il n’y avait dans chaque tableau discrète mais révélatrice, une charge émotive et symbolique. La couleur, la lumière, la composition, le rythme et l’harmonie donnent à chaque tableau une poétique de l’espace qui éveille un univers de pensées fécondes. Animée d’une joie tendre, Michèle KLEIJNEN a le secret d’établir la communication indispensable entre l’œuvre et le spectateur »

Nubar TILDIAN

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« Le tableau s’échafaude comme une géographie de la mémoire, l’eau devient tôt l’espace ininterrompu qui convertit Michèle KLEIJNEN à la miscibilité du monde. A l’école des vagues, elle organise de salutaires « huis clos » entre livres et pigments. A Menton, investie comme une île appareillée de jardins suspendus Michèle KLEIJNEN, dans sa rage de peindre, est convaincue « d’appartenir à plusieurs mondes en une seule vie »  Mondes exacerbés qu’elle projette en salves radieuses sur ses toiles, tout en considérant l’être humain comme leur irréfragable équateur »

Gilles MONTELATICI

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« Michèle KLEIJNEN, artiste dont le chemin de vie original a sans nul doute enflammé l’imaginaire… Enfant, adolescente, emportée dans le tourbillon de vie de parents Peace and Love à bord d’un voilier du style Peace et Love, entendez un «Baltic Trader » du Maroc aux Antilles voguant d’île en île, livrée à elle-même, à l’école de la vie… Elle aurait pu écrire comme beaucoup de ces voyageurs du monde ; Michèle KLEIJNEN, discrète, sur son voilier a peint d’abord ce qu’elle a vu : le moteur du bateau qui  intriguait l’enfant qu’elle était, puis peu à peu elle a peint ses rêves d’adolescente…Curieux tour du destin, ses racines lui seront dévoilées, loin, là-bas, tout là-bas…Etrange lorsque l’on regarde sa peinture très inspirée des naïfs que l’on peut rencontrer au Mexique, en passant par Saint-Domingue … et bien sûr le Cap Haïtien.  Aujourd’hui sédentaire, elle est comme accrochée au Voyage… Un nouveau voyage en explosion de couleurs qui lui permet de demeurer nomade…Michèle KLEIJNEN (on l’aura compris) est une artiste autodidacte, j’ajouterai donc : sincère ! »

Viviane LE RAY

 

Propos de l'artiste

« Mes tableaux sont des fenêtres qui pour autant que j’y parvienne, s’ouvrent sur la vie. Je ne peins pas l’univers quotidien, mais un monde très coloré où je fais appel à une forme de mémoire. Ma  peinture dès le départ n’est pas une peinture de la figuration des lieux et des horizons que je découvre, mais est d’emblée une peinture d’impression, une façon de communiquer ce que je traverse émotionnellement, c’est un indispensable mode d’expression, une forme d’espoir intrinsèque »